Les systèmes modernes reposent sur la cryptographie asymétrique (RSA, ECDSA, Diffie-Hellman) et symétrique (AES, ChaCha20). L'informatique quantique introduit l'algorithme de Shor (casse RSA, DH, ECC) et celui de Grover (affaiblit les clés symétriques). L'impact principal concerne la cryptographie à clé publique, pas les hachages ni AES-256.
La cryptographie post-quantique (PQC) s'exécute sur des ordinateurs classiques et résiste aux attaques classiques et quantiques. Ce n'est pas la cryptographie quantique (QKD) : la PQC est logicielle, standardisée par le NIST, et constitue la voie de migration principale pour la plupart des organisations.
Les ordinateurs quantiques d'aujourd'hui sont de l'ère NISQ : qubits limités, taux d'erreur élevés. Casser le RSA-2048 n'est pas possible aujourd'hui ; aucun ordinateur quantique connu ne compromet le TLS ou le VPN réels. La migration PQC est un mouvement stratégique, pas une urgence. La préparation compte car les migrations sont lentes et la confidentialité à long terme importe.